D'abord, la chanson en elle même, dans sa version définitive
Le montage est réalisé à partir d'archives militaires (paysages, cadavres) et de reconstitutions faites pour les actualités (images d’assauts). Il illustre parfaitement le vécu des soldats, leurs conditions de vie, et de mort. On y voit très bien le rôle et l'ampleur des bombardements d'artillerie qui sont caractéristiques de la guerre de tranchée.
La violence de masse à Verdun
A Verdun, la bataille qui se déroule de février à novembre cause plus de 700 000 pertes (dont plus de 300 000 morts et disparus). 80% de ces pertes sont causées par l'artillerie. Le nombre d'obus tirés est estimé à 60 millions ce qui peut représenter une moyenne de 6 obus par mètre carré.
La censure :
Dès le début de la guerre, les journaux sont contrôlés par un comité de censure militaire dont le but est à l'origine de dissimuler les informations stratégiques qui pourraient être utiles à l'ennemi. Mais rapidement, le but de la censure dévie. Il s'agit désormais d'éviter le défaitisme, c'est à dire la lassitude de guerre que provoque inévitablement les mauvaises nouvelles venant du front. Le gouvernement craint que les civils et les soldats doutent de la victoire et réclament la paix à tout prix, ce qui serait synonyme de défaite. Il organise donc une censure généralisée sur les courriers, les journaux, les chansons, et toute publication pouvant présenter la guerre sous un jour négatif.
Exemple de censure, le journal Canard enchaîné (dont le nom lui même dénonce la censure) :
Les mutineries :
En 1917, après trois
années d'une guerre meurtrière et indécise, la lassitude touchait l'ensemble
des armées européennes dont le moral était au plus bas.
À l'intérieur des
troupes françaises, le coût humain élevé de l'offensive Nivelle sur le Chemin
des Dames au printemps 1917, dont les gains sont seulement tactiques, les
conditions de vie effroyables dans le froid, la boue, les bombardements
d'artillerie et la rareté des permissions, tous ces facteurs s'additionnent et
provoquent une montée de la protestation parmi les hommes au front.
Dans l'armée
française, de nombreux soldats s'infligèrent des mutilations volontaires pour
quitter le front. Mais les médecins militaires décelaient ces blessures par les
traces de poudre entourant le point d'entrée de la balle, et les intéressés
étaient sanctionnés.
Les mutineries se
manifestèrent essentiellement par des refus de certains soldats de plusieurs
régiments de monter en [première] ligne. Ces soldats acceptaient de conserver
les positions, mais refusaient de participer à de nouvelles attaques ne
permettant de gagner que quelques centaines de mètres de terrain sur
l'adversaire et demandaient des permissions. Ces refus d'obéissance
s'accompagnèrent de manifestations bruyantes, au cours desquelles les soldats
exprimaient leurs doléances et criaient de multiples slogans dont le plus
répandu est « À bas la guerre ».
Les
tribunaux militaires prononcèrent 3 427 condamnations dont 554 à mort ; à sept
reprises Pétain refusa de transmettre les dossiers de recours en grâce et 43
mutins devaient être exécutés. Il n'y aura donc seulement que 43 condamnations
effectives.
Source : wikipédia

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